lundi 18 mai 2015

Ostende 1936



Volker Weidermann, Ostende 1936, Un été avec Stefan Zweig, Piranha, 2015

Un cercle d'écrivains autrichiens et allemands autour de Stefan Zweig et de son ami Josef Roth fuit  le nazisme et se retrouve l'été 1936 dans la station balnéaire d'Ostende (en Belgique). Ecrire, attendre, recueillir des nouvelles d'Allemagne. Tension, chagrin, boisson et amour. Comment S. Z. se comporte comme un père avec Josef Roth, le sort de l'abîme dans lequel il plonge. Les relations matrimoniales des uns et des autres. Une communauté d'exilés qui vit là ses derniers jours de relatif calme avant une autre escale (l'Angleterre puis le Brésil pour S.Z.)

mardi 12 mai 2015

Le Caillon

couverture du livre Le Caillou

Sigolène Vinson, Le Caillou, Le Tripode, 2015

A Paris, la narratrice a démissionné de l'éducation nationale, trop difficile de "tenir une classe en haleine". Quand elle n'est pas derrière le comptoir du bar où elle fait des extras, elle reste recluse dans son appart. Aidant sa voisine du dessous, impotente, un éléphant, en lui faisant ses courses. Jusqu'au jour où le voisin du dessus Monsieur Bernard fait irruption en pleine nuit.. lui demandant de son aide...
Comment partir pour oublier un chagrin d'amour et comment ce chagrin d'amour ne s'effacera jamais. Elle sert chaque soir un homme dont elle tombe amoureuse et après une nuit de passion, il la quitte.
La pierre, le caillou, comme un labeur remis chaque jour sur la table. L'épuisement et les souvenirs tenaces.
Une habile construction, un ton vivant et mélancolique.


mardi 28 avril 2015

Une fille nommée Aglaé



Zakhar Prilepine, Une fille nommée Aglaé, Actes Sud, 2015

L'interrogatoire*
Deux hommes sont accusés à tort d'un meurtre et successivement tabassés pendant leurs interrogatoires. Comment affronter cet épisode douloureux, ensemble ; se venger, oublier, partager la douleur ou fuir... Une nouvelle magnifique sur la violence que l'on subit injustement, celles des coups et des mots, et la violence que l'on inflige par ricochets...

Le petit Vitia*
Pour l'ambiance désolée de ce village de la campagne russe qui vit au rythme des passages du train.